« Toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de l’Association… Le sentiment me l’inspire aussi bien que la raison. Ce qu’il y a, en moi, d’affectif imagine naturellement l’Association, telle la princesse des contes ou la madone aux fresques des murs, comme vouée à une destinée éminente et exceptionnelle. J’ai, d’instinct, l’impression que la Loi 1901 l’a permise pour des succès achevés ou des malheurs exemplaires. S’il advient que la médiocrité marque, pourtant, ses faits et gestes, j’en éprouve la sensation d’une absurde anomalie, imputable aux fautes des individus, non au génie du principe associatif. Mais aussi, le côté positif de mon esprit me convainc que l’Association n’est réellement elle-même qu’au premier rang… »

(Très trés) librement inspiré de Mémoires de guerre, Charles de Gaulle – L’appel : 1940-1942 (tome 1).

Dis avec moins d’emphase, ce petit détour historique nous permet d’exprimer que notre rapport aux associations n’est pas d’abord une opportunité commerciale.
Sans faire le coup de « l’engagement depuis touts petits » ou du sacerdoce militant, on veut poser qu’on fait ce métier avec un parti-pris : celui de promouvoir une certaine forme associative*.

Ça n’implique pas du mépris pour les autres. Juste que nous, on a fait notre choix.

Pour nous, une bonne démarche associative, celle pour laquelle on a envie de travailler, c’est d’abord un collectif qui se réunit pour réaliser quelque-chose qui lui tient à cœur (le fameux projet). Les conséquences de cette démarche (la mesure de l’utilité sociale, la création d’emploi, le développement de marchés, etc..) sont réelles mais associativement secondaires. Elles sont l’angoisse des Pouvoirs Publics, pas celles des associations.

Tout l’enjeu (notre enjeu, notre « on veut servir à ça ») est de « solidifier » ces associations à collectif et projet.

 

* pour en savoir plus sur notre parti-pris revendiqué, vous pouvez aller faire un tour sur ce blog où nous déblatérons sur notre vision du monde associatif.